• Le bon géant qui aimait les fleurs... 2....

    Article programmé 

    posté pour votre plaisir en mars peut être ceci sera décalé avec 

    le regard que vous posez sur mon blog ce jour 

    Ne vous inquiétez pas j'ai quelques idées donc je fais quelques articles 

    pour les jours suivants en espérant revenir avant ..... 

    Gros bisous mes amies et amis 

    Ici (l'image)     Ici (le blog) 

     

     

    ... 2 ......

     

    C'est pour les épargner qu'il ne buvait pas l'eau des sources. Il se désaltérait aux cascatelles qui ruisselaient sur les roches grises. Le vent lui portait quelquefois le merveilleux parfums des fleurs. Les yeux fermés, il le respirait avec délice. Et, bien souvent, il pleurait. 

     

    Il arriva qu'un jour le pauvre Gentigigan s'abandonnait à son chagrin, assis sur un énorme bloc de lave noire. Le visage caché dans ses mains, il pleurait à chaudes larmes. 

     

    Tout à sa peine, il ne vit pas arriver un jeune garçon. C'était le berger Afrasène qui passait l'été dans les hauts pâturages avec le troupeau de son père. Il avait aperçu de loin, juste au-dessous du pic le plus pointu, quelque chose de bizarre qu'il n'avait jamais remarqué auparavant. 

     

    Curieux et intrépide, il avait décidé d'aller voir de plus près. Hardiment, le garçon s'avançait donc vers ce qu'il avait pris d'abord  pour une gigantesuqe statue de terre. 

    Au fur et à mesure qu'il gravissait la pente en s'aidant de sont bâton, Afrasène vit que cette masse étrange avait décidément forme humaine. De saisissement, il s'arrêta. Renversant la tête pour mieux voir le sommet de la chose. Il distingua bientôt des cheveux noirs, deux mains énormes qui cachaient le visage, des jambes comme le plus gros des sapins et des pieds d'au moins deux mètres. 

     

    Le géant - c'en était un assurément - était vêtu de laine brune, c'est pourquoi le berger l'avait pris de loin pour un gros tas de terre. Gentigigan  n'avait pas entendu venir le garçon. Il continuait à pleurer. Afrasène vit de grosses larmes couler entre ses doigts puis venir s'écraser sur le sol avec un bruit de pluie d'orage. Le jeune homme en était tout éclaboussé. 

     

    Malgré la peur que lui inspirait cette créature démesurée, Afrasène fut pris de pitié devant un si terrible chagrin. Le plus fort qu'il put, il demanda :

     "Pourquoi pleurez-vous tant ?  Puis-je vous aider en quelque chose ? Mas sa voix trop faible, emportée par le vent des montagnes, ne parvenait pas aux oreilles de Gentigigan. Le berger comprit que ses efforts pour se faire entendre étaient inutiles. Alors il se mit à frapper le mollet du géant de son poing fermé - Il lui fallait pour cela se hausser sur la pointe des pieds. Mais ses coups, pourtant donnés de toute la force de son bras, n'étaient pour Gentigigan qu'un léger tapotis. 

     

    Comme il ne régissait toujours pas, Afrasène empoigna son bâton à deux mains et frappa à coups redoublés la jambe colossale. A la fin, le géant sentit un petit grattement sur son mollet. Découvrant son visage, il aperçut, juché sur une grosse pierre, un être minuscule qui le frappait d'une brindille. 

     

    Délicatement pour ne pas l'écraser, il le saisit entre le pouce et l'index et l'approcha de son visage. Tremblant de terreur et gigotant en tous sens, le garçon suppliait :

    "Pitié, ne me tuez pas, pitié ! Je voulais seulement vous aider mais vous ne m'entendiez pas !"

     

    Gentigigan voyait bouger les lèvres du berger, mais il n'entendait aucun son, à peine un très léger murmure tout à fait incompréhensible. Alors il approcha le jeune garçon de son oreille te finit par saisir ses paroles. 

    "Je voulais vous consoler, disait désespérément Afrasène. Je vous en supplie, ne me dévorez pas ! Dites-moi pourquoi vous pleurez, je pourrai peut être faire quelque chose pour vous.

    Là, Gentigigan se retint pour ne pas éclater de rire - s'il l'avait fait, une avalanche de rochers serait dégringolée sur leur tête. Comme c'était drôle ! Un si petit bonhomme qui croyait pourvoir l'aider, lui, un géant ! 

     

    Mais il se rendait compte que cela partait d'une bonne intention, il ne fallait pas vexer cet être chétif mais plein de bonne volonté. De plus, le garçon paraissait épouvanté, il fallait le rassurer au plus vite. Le géant s'empressa donc d'installer le jeune homme dans la paume de sa main gauche . Puis il pris sa voix la plus douce - mais celle-ci parvenait comme un fracas de tonnerre, aux oreilles du pauvre Afrasène. 

     

    - Tu es un gentil garçon, pardonne-moi, si je t'ai fait peur. Ne crains rien, je ne te ferai aucun mal. Je te remercie de vouloir me consoler mais, hélas, ni toi ni personne pe peut rien pour moi. Ce n'est pas drôle d'être un géant tu sais. Je vais pourtant te confier la cause de mon chagrin. 

     

    Et Gentigigan raconta son amour pour les fleurs, son désir constant de les respirer et aussi l'impossibilité pour lui de humer leur parfum sans s'étendre dans l'herbe. Pour finir, il dit sa grande tristesse de ne pouvoir se résoudre à faire mourir tant de fleurs qu'il écraserait fatalement sous son corps immense".

     

     

    ....2....

    « Le bon géant qui aimait les fleurs... 1....Le bon géant qui aimait les fleurs... 3.... »

  • Commentaires

    4
    Lundi 4 Juin à 11:32

    Bonjour Mado

    merci pour cette belle histoire du géant,j'espère que vas bien, prend bien soin de toi

    Bisous

     

    3
    Lundi 4 Juin à 11:27

    Merci Mado..j'adore tes histoires..

    Je pense à Toi ..fort très fort...

    Mille gros bisous du coeur*

    Couleur Coquelicots....

    2
    Lundi 4 Juin à 09:08
    Très chouette l'histoire de ce gentil géant Mado . Passes un bon début de semaine Je t'embrasse Nadine
    1
    Lundi 4 Juin à 09:01

    Chère Mado j'espère que tu vas pour le mieux malgré ce temps si maussade ! Bisous !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :