• Le bon géant qui aimait les fleurs... 4....

    Article programmé 

    posté pour votre plaisir en mars peut être ceci sera décalé avec 

    le regard que vous posez sur mon blog ce jour 

    Ne vous inquiétez pas j'ai quelques idées donc je fais quelques articles 

    pour les jours suivants en espérant revenir avant ..... 

    Gros bisous mes amies et amis 

    Ici (l'image)   Ici (le blog) 

     

     

    ....4....

     

    Beaucoup, beaucoup plus haut, il s'arrêta tout essoufflé. Il ôta le bouchon de sa bouteille et se pencha. Alors, patiemment, se courbant et se relevant, Afrasène alla d'une fleur à l'autre - comme l'abeille qui butine - en prenant bien soin de ne pas les aplatir sous ses semelles. 

     

    Si quelqu'un avait pu le voir, ce quelqu'un là aurait été bien intrigué par son manège. Les fleurs, il ne les cueillait pas. D'abord, il humait leur parfum et se désintéressait de celles, - si belles pourtant, si colorées -qui n'exhalaient aucune odeur. 

     

    Par contre, il écartait très délicatement, du bout des doigts, les pétales de celles dont le parfum chatouillait agréablement ses narines. Puis, au creux de la corolle, dans le coeur même de la fleur, il recueillait une infime gouttelette du suc odorant. Avec mille précautions, il le faisait couler dans la bouteille qu'il refermait à chaque fois afin d'en conserver l'arôme. 

     

    Cette récolte dura longtemps, très longtemps ! Les heures passaient et le jeune garçon  continuait sa tâche. A force de se courber et de se relever, son dos était douloureux, mais il s'obstinait. 

     

    Le soleil baissait sur l'horizon, le vent avait fraîchi. Il faisait froid déjà et les doigts d'Afrasène s'engourdissaient. Sur les pentes de la montagne couraient de grandes traînées d'ombre bleue. De brusques bourrasques chassaient les quelques nuages accrochés aux sommets les plus pointus. 

    Tout là haut dans les éboulis, non loin de l'entrée de sa grotte, le bon géant se morfondait. Depuis le début de la matinée, il attendait, assis sur un roc énorme. Maintenant que le soir tombait, Gentigigan n'espérait plus la visite du berger. 

     

    - Ce que j'ai pu être naïf de croire qu'il reviendrait ! soupirait il tristement. 

    Soudain il sentit comme un tiraillement sur sa cheville droite. Baissant les yeux, il vit une sorte d'insecte qui s'agitait dans l'herbe. L'ayant saisi avec douceur et approché de son visage . Il éprouva une immense joie en reconnaissant le jeune Afrasène. Celui ci s'égosillait en vain. Le bon géant se hâta de l'approcher de son oreille et, dans ce gouffre noir comme un puits, le berger cria :

     

    " J'ai rempli ma mission ! Regardez ce que je vous apporte ! Mais, attention, c'est très fragile : 

    Tout en souriant malgré sa grande fatigue, il brandissait fièrement sous le regard de Gentigigan  un minuscule objet brillant. Le géant bien entendu, ne pouvait pas deviner que c'était là une bouteille. Avec d'infinies précautions, il se saisit de cette chose inconnue. Sur sa main ouverte, la bouteille n'avait même pas la taille du plus petit des flacons. C'était comme une perle transparente, de forme allongée, à peine plus grosse à proportion qu'une tête d'épingle. 

    Le garçon s'amusait beaucoup de la surprise de Gentigigan . Enlevez le bouchon, dit il.

    Mais il réalisa aussitôt que c'était chose impossible pour les gros doigts du géant. Il tira de sa poche un morceau de solide cordelette dont il se servait pour lier les pattes des veaux nouveau-nés qu'il lui fallait transporter sur ses épaules. Habilement, il en entoura le bouchon et fit une large boucle que Gentigigan put saisir, assez difficilement il est vrai. 

    - Sentez maintenant ! dit le garçon.

    Le géant approcha l'étrange objet de ses narines et inspira le plus doucement qu'il put. Alors lui parvint un parfum extraordinaire fait des milliers de fleurs de la montagne, ce parfum dont le vent, parfois, lui apportait de délicieuses bouffées. Et il sentit monter dans ses yeux de douces larmes de bonheur. 

    - Merci, dit il tout ému à Afrasène? Tu ne sauras jamais quelle joie tu me donnes aujourd'hui. En échange, je t'offre mon amitié. Si je peux te rendre un service, quel qu'il soit, n'hésite pas à le demander. 

     

    Le jeune berger était tout heureux du plaisir qui brillait dans le regard du bon géant. Jusqu'à la fin de leurs jours, ils restèrent les meilleurs amis du monde. 

     

    A plusieurs reprises, comme l'odeur à la longue s'évaporait, Afrasène dut à nouveau remplir la bouteille. Mais c'était bien volontiers qu'il partait en quête du suc des fleurs de la montagne. La joie éclatante de Gentigigan  était sa récompense.

     

    Et c'est ainsi, grâce à la gentillesse d'un jeune berger pour un bon géant malheureux, c'est ainsi que naquirent les parfums. 

     

    Mais c'était il y a longtemps, bien longtemps..... dans le Monts d'Auvergne, là-haut près des nuages......

    Le bon géant qui aimait les fleurs... 4....

    PHOTO - LAVOUTE CHILHAC

    J'espère que ce conte vous a plu en tous cas moi ça m'a plu de le raconter comme aux petits de l'école de Saint Hilaire, ils sont tous contents que le parfum a été créé dans notre belle région !!!! Gros bisous Mado

    « Le bon géant qui aimait les fleurs... 3....Bisous du Jeudi .... »

  • Commentaires

    7
    Jeudi 7 Juin à 13:17

    Coucou Mado

    Après trois jours d'absence j'ai récupéré ma puce ce matin... trop contente... Elle a fait une poussée de croissance, la pauvre avec la fièvre presque 40 pas facile... Enfin elle va mieux c'est déjà ça...Ce matin petit rituel courses et balade, elle adore ça...

    voilà les nouvelles 

    bisous mon amie

    6
    Jeudi 7 Juin à 10:27

    Coucou ma douce Mado

    Joli conte  d'Auvergne et gentil géant .. Merci je suis retournée en enfance en te lisant. Je suis ravie si tu vas mieux . Surtout prend bien soin de toi.

    Merci d'être passée Mado .

    Je te fais de gros bisous et à très vite.....

    Tendrement Chrys.

     

    5
    Mercredi 6 Juin à 14:18

    Merci Mado !!! Bisous !

    4
    Mercredi 6 Juin à 11:24

    Mado les géants qui vivaient dans cette belle Auvergne,étaient des gentils géants..

    Tu nous fais vivre des petits moments de rêve et j'adore;

    Merci ma Douce...Je pense bien à Toi.

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    3
    Mercredi 6 Juin à 10:12

    Coucou Mado

    Je vois que tu vas mieux,

    tu nous fais rêver avec ton joli conte.

    merci

    prends bien soin de toi

    bisous

    2
    Mercredi 6 Juin à 08:43
    Magnifique histoire ma Mado . Merci beaucoup Je t'embrasse Nadine
    1
    Mercredi 6 Juin à 08:38

    tu nous fais retourner en enfance avec ce conte...lol

    j'espère que ta santé s'améliore?gros bisous.

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